Thèses soutenues

Hind  KAROUI

La  sensibilité  aux  ambiances lumineuses dans l’architecture des grandes  demeures husseinites  au cours du XVIII ème siècle

Directeur de  thèse : Jean-Pierre Péneau, co-encadrement : Francis Miguet

( CERMA - UMR CNRS 1563)

 

Faten Hussein

Construction  et expérimentation d'un appareil projectuel d'ambiances sonores urbaines adaptées aux personnes agées

Directeur de  thèse : Jean Pierre Péneau, Gérard Hégron (IRSTV, Nantes)

 

Thèses en cours

Alia BEN AYED

Le  traitement  des ambiances dans l’architecture moderniste de Jacques Marmey Directeur de  thèse :  Jean-Pierre Péneau, co-encadrement : Olfa Meziou

 

Feiza  TRIKI

Les préconisations solaires dans l’architecture et de l’urbanisme des villes tunisiennes construites sous le Protectorat

Directeur de  thèse :  Jean-Pierre Péneau, co-encadrement : Amina Harzallah

 

 

Imen SLAMA

Recherche exploratoire sur les performances ambiantales et la durabilité des immeubles  de bureaux  tunisiens

Directeur de  thèse : Jean-Pierre Péneau, co-encadrement : Francis  Allard, (LEPTIAB-Université de la  Rochelle)

 

 

Cyrine Bouagila

De l'espace sacré à la limite ambiantale

Directeur de  thèse : Jean-Pierre Péneau

 

Malek Derouiche

Définition et mise en oeuvre d'un outil numérique de type Smartphone pour l'analyse et la conception solaire in situ à partir de méthodes d'analyse d'image

Directeur de  thèse : Jean-Pierre Péneau

 

Toumadher Ammar

Le métissage culturel comme générateur d'ambiances et de formes urbaines spécifiques : les quartiers de Capace Piccolo et Capace Grande à Sousse, à la croisée des cultures italiennes, françaiseset tunisiennes

Directeur de  thèse : Jean-Pierre Péneau

 

 

 

 

 

 


Masters soutenus

Les mémoires de masters sont consultables à l'Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme de Tunis, au centre de documentation des études doctorales.

 

 

2012

 


Ghada  JELLALI


LE ROLE DE LA FACADE EPAISSE DANS L'AMBIANCE VECUE : cas de l'Ecole Porto Farina à Ghar El Melh 


Janvier  2012  (Dir . Jean-Pierre Péneau)

 

 

Cette recherche s’inscrit dans la lignée de la caractérisation ambiantale d’édifices de référence Tunisiens en particulier de l’architecture de la reconstruction. En effet, s’inspirant du patrimoine tunisien et l’interprétant selon une approche nouvelle les architectes de la reconstruction ont créé une architecture inédite qui associe tradition et modernité. La pertinence de cette architecture moderne dans le contexte local est attribuée au recours à des éléments architecturaux traditionnels dans leur forme la plus simple et la plus minimaliste. Cette explication, axée sur les caractéristiques formelles des bâtiments exclue la réalité de l’environnement physique et la question de l’usage. Or, s’il est avéré que cette production, en particulier celle de Jacques Marmey, est exemplaire la raison est également à chercher dans l’ambiance vécue. Cette production se caractérise par son potentiel à protéger l’intimité toute en facilitant l’accès à l’environnement et à autrui. Dans l’école Porto Farina, cette propriété, à l’origine de l’ambiance, est obtenue par le recours à la façade épaisse et à la porosité contrariée qui génère le filtrage de la lumière et des regards.

 

Mots clés

Façade épaisse, ambiance, ambiances lumineuses, filtrage, environnement, regards.

 

 

 

 

Salma GHARBI


EFFICACITE DES DISPOSITIFS DE PROTECTION SOLAIRE ET VECU SENSIBLE DES HABITANTS


 Janvier  2012  (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement Amina Harzallah)

 

Nous avons essayé dans cette recherche d’étudier les dispositifs de protection solaire transposés de l’architecture internationale, dans celle relative à la période de la reconstruction à Tunis, allant de 1943 à 1955 et plus précisément, celle des immeubles d’habitation collectifs du lotissement d’El Menzah, une nouvelle extension à cette époque là, du centre-ville de Tunis. Les dispositifs étudiés se résument à : une loggia brise-soleil orientée sud-est, une autre loggia orientée nord-ouest, des lamelles verticales orientées nord-ouest et enfin une loggia avec un claustra orientée plein sud. L’objectif était, de porter une appréciation  sur la limite de cette transposition en terme d’efficacité de protection solaire. Cette étude porte sur l’ensoleillement et le niveau d’éclairement du flux direct reçu à l’intérieur des espaces. Nous avons ainsi pu porter un jugement sur l’efficacité de ces dispositifs à travers une campagne de mesures in-situ, des simulations à l’aide d’outils numériques tel que Solène et les outils du site Audience du laboratoire CERMA de l’école d’architecture de Nantes et enfin à travers des entretiens réalisés avec les habitants des immeubles choisis en vue de saisir leur appréciation face au bien-être global dans leur logement. Les résultats obtenus montrent que certains dispositifs apportent une réelle protection solaire, surtout en été tel que la loggia brise-soleil orientée sud-est et la loggia claustra orientée sud, même si le premier dispositif montre, certaines limites pour laisser pénétrer les rayons solaires en hiver. Cependant, d’autres diapositifs tels que les lamelles verticales ou la loggia simple, ne sont pas efficaces dans l’orientation nord-ouest utilisée. Leur utilisation peut être simplement d’ordre esthétique ou fonctionnel.

 

Mots clés : protection solaire, immeuble d’habitation collectifs, période de la reconstruction, transposition, efficacité, ensoleillement, éclairement direct, bien-être, mesures, simulations, entretiens.

 

 

2011

 

Fatma HIZAOUI


 EVALUATION DE PAROLES D’USAGERS ET  FACTEURS D’AMBIANCE : Essai méthodologique


 Juin  2011  (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement Hanene Ben Slama)

 

Notre recherche prend  la forme d’un essai exploratoire qui porte  sur l’élaboration d’une triangulation méthodologique associant les instruments nécessaires  à la qualification des  facteurs d’ambiance. Le travail a pour support deux aires socioculturelles différentes, Tunis et Grenoble. Pour saisir ces facteurs aussi bien sonores, visuels, tactiles, climatiques qu’olfactifs il faut tenir compte de la complexité du phénomène de perception qui fait intervenir plusieurs paramètres dont la culture, l’expérience sensible, l’appartenance sociale, les pratiques usagères, les croyances, la mémoire et les habitudes...

Dans un premier temps, nous avons mis en œuvre  séparément l’analyse statistique par comptage de facteurs d’ambiances, l’analyse de contenu thématique et l’analyse de données schématiques. Ces  traitements  ont permis d’avoir des résultats qui se  sont  révélés variés et riches dans la phase d’’interprétation, mais  qui nécessitaient d’être  restructurés  et ordonnés.   En conséquence, nous avons opéré- en  un deuxième temps - une application de ces différentes méthodes analytiques.

 L’application d’un ordre préférentiel nous a permis d‘obtenir les résultats suivants :

           * Certaines méthodes d’enquêtes rendent mieux compte des facteurs d’ambiances

            que d’autres.  Ainsi, chaque méthode s’avère plus  ou moins appropriée à un facteur donné     

            (visuel, sonore, olfactif, tactile…).

* Le moment où l’analyse des éléments  graphiques entre en jeu dans la séquence est crucial et décisif pour atteindre l’objectif de  qualification des  ambiances retenu. Ainsi la combinatoire obéit à un ordre préférentiel  d’application.


Yosra BOUSETTA


Recherche Exploratoire sur les prototypes sonores architecturaux : Cas des Arcades 


 Juin  2011  (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Mohsen Ben Hadj Salem)

 

Cette recherche s’appuie sur la méthodologie des prototypes sonores architecturaux.

Cette méthodologie est appliquée sur un dispositif architectural spécifique, celui de la « galerie à arcades », un espace public semi-ouvert limité par une série d’arcades qui lui donne un caractère de perméabilité à la voie publique. Cette spécificité architecturale semble porteuse de particularités ambiantales concernant à la fois la perception du signal sonore, et les pratiques et usages qui y sont liés.

Dans un premier temps, nous entamons une approche anthropologique et physique qui est complétée par la suite par une approche plus centrée sur le dispositif comme objet architectural (l’approche objet). A travers  une analyse de l’environnement urbain avec ses  dimensions construites, sensibles et sociales, nous dégageons les formes du dispositif ainsi que les formalités qui s’y déroulent (les déplacements des usagers, leurs pratiques sociales etc.). L’approche anthropologique et physique nous permet aussi d’analyser les  perceptions des usagers et ainsi révéler les modes d'appréhension des milieux ambiants (autrement dit les formants).  Ces enquêtes sur la vie urbaine dans la galerie  rendent compte de la diversité des qualités sonores de l'espace architectural liées à la présence de la foule.

Dans un deuxième temps, nous  abordons  l’espace urbain en adoptant de nouvelles approches méthodologiques basées sur des objets intermédiaires ce qui apporte de nouvelles données capables d’intervenir dans le processus de conception de ce type de projet. Dans ce cadre, nous tentons d’établir des fiches expérimentales correspondant à une situation sonore bien déterminée où on confronte données physiques (Formes), données sensibles (Formants) et autres d’ordre usagères (Formalités). Cette démarche qui articule dimensions physiques (constructives et environnementales) et humaines (sensibilité, pratiques, cultures) s’appuie sur une approche pluridisciplinaire mettant en jeu les résultats trouvés, à travers l’approche anthropologique et physique entreprise précédemment ; ce qui permet  de déceler le jeu de codétermination qui existe entre le dispositif construit, la manière de le percevoir et la façon  d’agir en ce lieu. Ainsi  la catégorisation en Articulation, Limite et Inclusion des situations sonores mises à l’épreuve dans ces fiches est rendue possible.

Cette  classification spatiale surpasse le stade de la  simple lecture  quantitative du cadre sonore, en offrant un référentiel d’analyse et d’observations mettant en valeur le  rapport entre l’usager (producteur récepteur) et son  environnement sonore immédiat.

 

Mouna ZAIRI


Coprésence dans l’espace public : Situations et modes de partage des ambiances ramadanesques


 Juin  2011  (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Hanene Ben Slama)

 

Cette recherche s’intéresse aux modalités de partage des ambiances ramadanesques sur une place publique à Tunis. Notre réflexion portera sur la place Halfaouine. Elle représente l’une des places centrales de la ville de Tunis, où un grand nombre d’activités s’y concentrent : commerces, cafés, restaurants, lieux de culte... L’étude de cette place sera basée sur une approche in situ qui nous permettra de cerner au mieux le citadin dans son rapport avec la place publique, son rapport avec autrui et son rapport avec les ambiances urbaines. Nous essayerons de cerner la notion d’expérience collective des lieux et la notion de partage (partage des espaces, des évènements, des ambiances...)

    Nous aborderons la thématique du partage des ambiances urbaines par une analyse psychosociale d’enquêtes de terrain, d’observations in situ et de récits de vie recueillis sur la place pendant le mois de ramadan (août-septembre 2010) : une temporalité aux dimensions à la fois spirituelles, cultuelles, culturelles et sociales, qui conditionne notre manière d’être aussi bien dans le privé que dans le public. Comment se manifeste donc le partage des ambiances urbaines sur une place publique à Tunis pendant le mois de Ramadan ? Quelles en sont les conséquences sur les configurations spatiales ? Comment finalement cette appropriation de l’espace public pourrait-elle nous renseigner sur l’évolution et la transformation du cadre sensible de notre quotidien ?

Ce travail nous sera sans doute utile pour mettre en avant l’influence de la dimension culturelle dans la manière de percevoir mais aussi de partager les ambiances urbaines. Nous essayerons de rapporter nos résultats sous deux rubriques:

·  Des modalités de partage des ambiances ramadanesques générées par le phénomène d’imitation.

·  Une typologie exploratoire des ambiances ramadanesques par la mise en relief de l’incidence de la temporalité sur le mode de partage des ambiances ramadanesques sur la place Halfaouine.

 

 

Dhouha TOUIBI


exploration de situations sonores urbaines :  Caractérisation d’effets sonores au moyen des textures audio A la place Beb Bhar

 

 Juin  2011  (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Mohsen Ben Hadj Salem)

 

Cette recherche se situe dans la lignée des travaux de recherches sur l’espace sonore et l’environnement urbain, et consiste à caractériser les effets sonores au moyen des textures audio.

Cette recherche répond à trois objectifs. Un objectif général de repérage de certains effets sonores au sein de la zone d’étude : la place Beb Bhar. Et deux objectifs spécifiques, dont l’un consiste à montrer la pertinence de l’usage des textures audio, afin d’apporter de nouvelles méthodes de compréhension et de représentation de l’ambiance sonore. Le troisième objectif de nature opérationnel, consiste à développer une carte sonore interactive qui représente différents aspects de la dimension sonore.  

La recherche s’est déroulée en deux phases. Une phase théorique de recherche bibliographique sur les notions d’effets sonores, textures audio et cartographie sonores. Une phase analytique, qui reposait sur la confrontation de trois méthodes d’analyse : l’observation directe, le questionnaire semi-ouvert auprès des usagers et les analyses des enregistrements effectués sur site par la méthode des textures audio.

Les résultats obtenus ont révélé des concordances et divergences entre ces différentes techniques. Mais ils ont pu montrer l’apport des textures audio dans la caractérisation et la visualisation des certains effets sonores. Ces visualisations de textures audio ont pu enrichir le domaine de la représentation graphique des phénomènes sonores et urbains et ont contribué à l’évolution de la cartographie sonore.

 (*) C.M.C.U.  Projet de Recherche Interdisciplinaire

Perceptions altérées des ambiances sonores en milieu urbain 

Caractérisation et corrections : apport des textures audio.

 

 

 

2010

 


 

Amel BOUGEH

Les ambiances  sonores  dans les  mosquées : Etude du sonore  comme générateur du vécu sensible du lieu de  culte

 Juillet  2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement Olfa Meziou)

 


 

Amira  GHAZEL

Les ambiances sonores  conditionnées par  la  Gannariya, approche  comparative  dans l’environnement  traditionnel et dans l’habitat collectif  contemporain 

Juillet  2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Mohsen Ben Hadj Salem)

 

Le thème principal de ce mémoire de master concerne l’emprunt d’éléments architecturaux traditionnels et leur insertion dans l’architecture contemporaine, en l’occurrence, la reproduction de la gannarya sur les façades de l’habitat collectif contemporain. Ce travail tente d’évaluer puis de qualifier l’effet du recours à ce dispositif architectural traditionnel sur l’ambiance sonore à l’intérieur du logement. L’objectif de notre recherche vise à dégager le rôle de la gannarya dans l’écoute de l’environnement sonore urbain à l’intérieur de chez soi.

Pour mener à bien notre recherche, en tentant de prendre en considération plusieurs critères (immeubles d’habitation, tissu urbain moderne, voies véhiculaires fréquentées, placage de gannarya à esthétique traditionnelle), nous avons cherché à identifier l’impact de l’usage de la gannarya sur l’ambiance sonore intérieure du logement. Après avoir balayé les notions théorique inhérentes à notre recherche (habitat collectif, ambiance, confort sonore), nous avons mis en oeuvre une méthodologie combinant la récolte de corpus portant à la fois sur les aspects perceptifs (vécu des habitants) et métrologiques (mesures, fréquences, etc.)

Notre terrain d’application est la résidence « Le Carrefour » à Tunis, construite au début des années 1990. Il s’agissait de démontrer les propriétés filtrantes ou amplificatrices du dispositif gannarya sur l’ambiance sonore intérieure. Le vécu sensible recueilli dans les propos des habitants corroboré avec les mesures et l’analyse fréquentielle effectuées sur des enregistrements sonores, nous permet d’avancer que la gannaraya agit différemment sur les signaux sonores extérieurs suivant la qualité de la limite architecturale qu’elle engendre. En effet, une gannarya aménagée génère une amplification des fréquences aigues, tandis que le même dispositif architectural non aménagé, généré un filtrage.

Nous avons élaboré ce travail dans le but de sensibiliser les corps du métier dans le bâtiment, spécialement les architectes, que le recours à de telles pratiques architecturales doit prendre en compte les usages et les pratiques. En effet, le dispositif gannarya ne doit pas être considéré par les concepteurs comme uniquement un dispositif spatial ou technique mais sensible. 

 


Cyrine BOUAGILA

Les  espaces de sacralité areligieuse.Etude des  dispositifs et  dispositions  des  ambiances de la sacralité dans les lieux areligieux 

Juillet 2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Olfa Meziou)

 

 

Donia Atouani

Rôles fonctionnels et esthétiques de la lumière dans les souks de la médina de Tunis 

Juillet 2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Hanène Ben Slama)

 

 

Notre recherche s’intéresse aux ambiances lumineuses générées par des dispositifs traditionnels ainsi que par la lumière artificielle dans un espace urbain spécifique «  les souks de la médina de Tunis ». Nous avons essayé de déterminer les rôles fonctionnels et esthétiques de la lumière dans le tissu soukier. Dans un premier temps, nous avons traité des  déterminants physiques des ambiances lumineuses dans le but de quantifier la lumière générée par les souks. Outre cette dimension physique, nous avons essayé dans un deuxième temps de qualifier ces ambiances et d’appréhender le sensible. Nous avons abordé les ambiances lumineuses à travers le vécu sensible des usagers. Dans un dernier temps nous avons corrélé l’aspect physique de ces ambiances et l’aspect sensible qui se manifeste à travers les enquêtes entreprises auprès des les usagers.

A l’issue des mesures in situ, d’un travail bibliographique (sur les principes et méthodes d’évaluation des paramètres physiques des ambiances lumineuses) et à travers l’appréciation des pratiques et du vécu sensible des usagers, nous avons dégagé des spécificités ambiantales. La caractérisation plus fine de celles-ci pourra faire  l’objet  d’un travail de recherche futur.

En conclusion, nous pouvons confirmer que l’éclairage artificiel est un facteur  déterminant des ambiances lumineuses dans les souks de la médina de Tunis. Nous avons aussi montré que malgré la non-conformité aux normes, les souks apparaissent comme des espaces originaux et agréables.

 

 

Eya  MARHOUG

Deux  dispositifs d’éclairement  traditionnels : spécificité lumineuse et  adaptabilité usagère

Juillet 2010 (Dir. Jean-Pierre Péneau, co-encadrement  Amina  Harzallah)

 

Dans ce travail, nous avons tenté d’étudier  les modalités d’usage et de transposition de deux dispositifs  d’éclairement  traditionnels,  à  savoir  le  kharrãj  et  les  fenêtres  basses,  à  travers l’observation  de  leur  intégration  dans  deux  contextes  spatio-temporels  différents :  le  contexte originel  des  demeures  traditionnelles  de  la médina  de Tunis  (XVIe-XVIIIe  siècle)  et  celui  des architectures  domestiques  contemporaines.  Cette  étude  a  été  abordée  selon  deux  approches, menées parallèlement : une approche physique comptant à relever  les  spécificités  lumineuses des dispositifs  étudiés,  ainsi  qu’une  approche  sensible  servant  à  dégager  les  différents  modes d’appropriation et de qualification de l’espace vécu par l’être humain qui l’occupe. Notre objectif étant  essentiellement  de  parvenir  à  définir  des modalités  de  transposition mieux  adaptées  des dispositifs  d’éclairement  naturel  étudiés,  lors  des  opérations  de  conception  futures  des  habitats  contemporains.


Hayfa FADLAHOUI

 Le  dispositif  patio : évaluation carctérisée

 Juillet 2010 (Dir. Jean-Pierre Péneau, co-encadrement  Amina  Harzallah)

 

 


Leila EZZINA

 Caractérisation des ambiances des  espaces  commerciaux : approche comparative entre le marché « Lafayette » et  le super marché « Champion "

Février  2010 (Dir. Jean-Piere Péneau, co-encadrement Olfa Meziou)

 

 

 

Malek DEROUICHE

Vers une optimisation de  quelques dispositifs solaires pour  le grand  Tunis

Juillet 2010 (Dir. Jean-Pierre Péneau, co-encadrement  Amina  Harzallah)

 

 

 


Zeineb DRAOUI

Réflexions sur les objets intermédiaires de  conception architecturale  dans  la procédure référentielle à caractère  ambiantal 

Juillet 2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Olfa Meziou)


 

Le travail de recherche proposé s’inscrit dans un ensemble de réflexions et d’investigations qui explorent la question de la procédure référentielle dans la conception architecturale en précisant qu’il se s’agisse pas de reproduire à l’identique des œuvres jugées exemplaires. L’intérêt se porte alors sur le processus de conception en tant qu’ensemble d’opérations cognitives supportées par une instrumentation susceptible de constituer un cadre méthodologique et opératoire pour la conduite à projet. La greffe des préoccupations ambiantales sur une telle instrumentation permet de développer une approche croisée des différentes disciplines inhérentes à la conception architecturale. Nous exposerons les principes et les modalités de cette instrumentation que nous désignons par « objets intermédiaires de conception », en mettant l’accent sur la notion de « pattern ambiant ». Cette dernière se rattache à une méthode de caractérisation et de conception des ambiances architecturales qui s’articule autour de l’identification de « scènes d’ambiance types » pouvant former des « modèles d’ambiance ». Cette méthode nous permet tout d’abord de construire notre propre méthode de caractérisation. Il s’agit de mettre en évidence des scènes d’ambiance spécifiques à une œuvre de référence et à sa réplique dont la comparaison permettra d’argumenter l’intérêt d’une instrumentation orientée ambiance dans la procédure référentielle du projet par opposition à une démarche intuitive qui peut se limiter à une manipulation passive d’images. Ensuite, il s’agit de d’explorer la notion de « pattern ambiant » telle qu’elle a été proposée pour concevoir l’ambiance. La mise en correspondance avec d’autres objets intermédiaires de conception synthétise ce travail en portant une réflexion sur les potentialités de cette instrumentation à intégrer une meilleure prise en compte des facteurs d’ambiance dans le projet.

 

 

Olfa DIMASSI

Etude  des préoccupations  ambiantales de l’architecte  italien Giancarlo De Carlo

Juillet 2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Olfa Meziou)

 

 


Onsa  LAHIANI

 Les  représentations  de l’ambiance chez  les architectes : entre pratique et  enseignement

Juillet 2010 (Dir . Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Olfa Meziou)

 

L’objectif ultime de toute recherche scientifique dans le domaine de l’architecture étant son utilisation au niveau du projet architectural, il nous a semblé important de faire un état des lieux du degré de diffusion des connaissances sur l’ambiance construite par l’ERA chez les architectes en Tunisie. Nous avons pour cela étudié les représentations de l’ambiance chez les architectes praticiens, enseignants et étudiants en ayant recours à la théorie des représentations sociales. Nous avons ainsi pu déterminer les représentations de l’ambiance des différents acteurs du projet et leurs structures qui constituent le résultat du processus d’objectivation.

L’étude des représentations de l’ambiance chez les praticiens et les étudiants a montré qu’elle  recouvre pour eux le thème du décor, qui est une notion voisine, et celui de la lumière qui renvoie à l’expression lumière d’ambiance. Quant aux enseignants, l’ambiance recouvre pour eux le thème du sensoriel.

Pour expliquer ces représentations, nous avons analysé le savoir transmis par les médiateurs. Pour cela, nous avons, d’abord, analysé le numéro 14 d’Archibat dédié à l’ambiance  qui a montré l’hégémonie du visuel, la prédominance du thème du décor ainsi que la présence d’une ambigüité dans la différenciation entre décor et ambiance. Nous avons, ensuite, analysé le contenu de l’enseignement de l’architecture de l’ENAU qui a montré que l’approche de l’architecture enseignée est trop technicienne. Ainsi, nous avons pu confirmer l’hypothèse de causalité de l’enseignement et des médias.

L’étude des représentations des trois groupes sociaux a révélé les thèmes par lesquels l’ambiance pourrait être introduite dans l’enseignement et la pratique architecturale qui sont des thèmes appartenant aux zones potentielles de changement situées dans les zones proches du noyau central des représentations. Nous avons remarqué que la plupart de ces thèmes s’inscrivent dans le thème du développement durable. Nous avons aussi pu confirmer l’hypothèse que le développement durable permet d’introduire la notion chez les architectes. En effet, la législation tunisienne en matière de développement durable, notamment en maitrise d’énergie, constitue une situation contraignante pour les architectes, imposant des pratiques de prise en compte du confort. Etant le point de convergence entre le développement durable et l’ambiance, sa prise en compte permettra d’instaurer de nouvelles pratiques qui à terme changerait les représentations de l’ambiance chez les architectes.

Ces résultats nous ont amené à penser que les représentations de l’ambiance chez les architectes et les étudiants sont plutôt celles de l’idée d’ambiance et non pas de la notion d’ambiance architecturale et urbaine. Nous avons utilisé les thèmes situés au niveau des zones potentielles de changements comme moyens d’introduction des ambiances au niveau de l’enseignement. En fait, nous avons proposé des changements au niveau de l’enseignement du projet selon les niveaux d’étude en intégrant à la fois les thèmes en question, le développement durable, la simulation et l’intersensorialité.

 

2009

 

 

 

Safa ACHOUR

Le  vécu des  ambiances lumineuses dans le salon de  thé

 Octobre 2009 (Dir. Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Mohsen Ben Hadj Salem)

 

Les ambiances architecturales naissent à partir de la rencontre entre caractéristiques physico-spatiales et perception humaine. Pour comprendre ce phénomène des ambiances, nous optons pour une approche qui met l’accent sur le vécu sensible des usagers. Cette recherche aborde le thème de la qualification et la perception des ambiances, en particulier lumineuses, par les femmes tunisiennes au sein des salons de thé. Pour cela, nous avons fait le choix d’une méthode d’investigation in situ, qui associe mesures physiques, questionnaires et observations de scènes à différents moments. Celles-ci sont analysées de manière à mettre en évidence les relations déterminantes entre, d’une part, les comportements et usages, et d’autre part les facteurs physiques et spatiaux. Chaque combinaison de ces facteurs génère des scènes d’ambiances particulières, ce qui nous a permis de les identifier, de préciser leurs caractéristiques et de faire ressortir leurs conditions d’apparition. Ces résultats incitent à mieux intégrer le paramètre de l’usage et de la perception dans le travail de conception architecturale.

 

 

Sonia BEN HAMMED

Evaluation des  ambiances lumineuses  dans l’habitat troglodytique. Le cas du village de  Matmata 

Octobre  2009 (Dir. Jean-Pierre Péneau, Co-encadrement  Mohsen Ben Hadj Salem)

 

Dans cette recherche, nous nous sommes intéressés au phénomène lumineux dans l’habitat troglodytique, plus précisément dans le cas des houches creusés en puits sur deux niveaux au village de Matmata (sud de la Tunisie). Ce travail porte sur la quantité et la qualité de la lumière appréhendée  en regard des pratiques des  espaces domestiques  correspondant. La démarche entreprise s'appuie, d'une part, sur le vécu sensible des habitants (approche qualitative) et d'autre part, sur les relevés métrologiques et les simulations (approche quantitative). Dans un premier temps, nous avons analysé l’habitat troglodytique de Matmata, la spécificité du mode d'occupation de l’espace et la perception des habitants sous l’angle de la lumière naturelle. Dans un second temps, notre démarche s’est appuyée sur une investigation in-situ, un recueil de données combinant les mesures physiques, les entretiens semi-directifs et les observations. Dans un troisième temps, nous avons procédé à des simulations numériques de l’ensoleillement et de l’éclairement sur les maisons choisies comme corpus d’étude. Ces méthodes ont permis de mettre en évidence les relations entre la lumière comme matière physiquement mesurable et les usages, ainsi que la correspondance entre les modalités du vécu dans l'espace et les différents formes et temporalités que prend la matière "lumière".

Cette corrélation nous amène à évaluer les ambiances produites dans ces houches et  à étudier leurs répercussions sur l’utilisation quotidienne de l’espace par les usagers.

 

 

 

2008

 

 

 

Fakhreddine  GHARALI

La  muséographie céramologique. Vers la réduction de la distance perceptive à l’objet 

Juin 2008 (Dir. Jean-Pierre Péneau, co-encadrement  Alia Ben Ayed)

 

  

 

Faten HUSSEIN

Pour une approche sensible de l’espace domestique de la personne âgée handicapée

 Février 2008   (Dir. Jean Pierre Péneau)  

 

 

Cette recherche propose de mettre en évidence comment l'espace domestique se construit au niveau sensoriel et de distinguer les traces, marques et les modes d'expression sensoriels qui participent à la qualification de l'espace domestique de la personne âgée handicapée. Le travail est scindé en deux grandes parties. La première propose un balayage bibliographique exhaustif, grâce auquel nous étudierons les notions de perception, d’ambiance, de vieillesse et d’handicap sous toutes leurs coutures. Nous les rallierons en un second temps à la notion d’espace domestique. La seconde partie, visant à construire un protocole de saisie des données sensibles du domicile et à le mettre en œuvre par la suite en l’expérimentant sur le cas d’une personne âgée handicapée, a porté sur un seul espace domestique. Grâce à deux expériences sensibles menées dans ce même espace, l’une ponctuelle et l’autre se caractérisant par l’accoutumance aux lieux, nous avons pu recueillir et interpréter les données issues de l’analyse linguistique, et plus particulièrement de l’analyse lexicale des formations discursives issues des discours des personnes interrogées. Chaque stratégie sensorielle adoptée pour pallier à un handicap donné est discutée en mettant en relation les descriptions filtrées par modalité sensorielle et les trajets d’exploration perceptive de l’espace domestique, élaborés par les différents enquêtés.

 

 

 

Hajer  BEJAOUI

Pour une approche sensible de l’espace éducatif  pré-scolaire 

Juin 2008 (Dir. Jean-Pierre Péneau, co-encadrement  Feriel Mezghani)

 

Imene Slama

Les ambiances lumineuses dans les « maisons de plaisance » husseinites du XVIIIes et du XIXes (1750-1880)  

Juin 2008 (Dir. Jean-Pierre Péneau)

 

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Les environs de Tunis étaient connu au XVIIIe et XIXe siècles par la multitude de maisons de plaisance de la bourgeoisie tunisoise. Notre recherche se propose d’étudier les ambiances lumineuses à l’intérieur de ces résidences secondaires et s’inscrit dans la continuité d’un précédent travail de recherche portant sur les maisons bourgeoises citadines de l’époque husseinite. Notre objectif est de dégager les spécificités de l’espace domestique de plaisance par rapport à son homologue citadin et de l’interpréter en fonction des variations lumineuses internes et en corrélation avec les types d’usage et les exigences socioculturelles de l’époque.

 La première partie de ce travail tente de définir les maisons de plaisance en s’intéressant à leur typologie et à leurs particularités architecturales et environnementales.

 La seconde partie est un essai de reconstitution du mode de vie et des usages des habitants pendant la période de villégiature.

 Des mesures de l’éclairement effectuées in situ dans quelques espaces représentatifs des ces résidences secondaires sont exposées dans la troisième partie. Elles ont servi à établir différentes cartographies illustrant la répartition de l’éclairement à l’intérieur de ces espaces selon différents scénarios d’usage.

 En conclusion, nous avons démontré qu’en dépit des ressemblances morphologiques apparentes entre les demeures citadines et les maisons de plaisance, ces dernières présentent des « spécificités lumineuses » qui lui sont propres et qui ont influencé  le rituel d’usage  des habitants.

 

 

 

2007

 

 

Zeineb OUHEIBI

Effusivité et sensation de fraîcheur dans l’habitat : le revêtement au sol et sur les parois  

Juin 2007 (Dir. Jean Pierre Péneau, Co-encadreur Chédly Souga)


Partant du postulat qui reconnaît aux tissus traditionnels des médinas une maîtrise de l’ambiance thermique et une adaptation aux conditions environnementales, nous essayerons, dans ce travail, de saisir les dispositifs capables de répondre aux aspirations de leurs usagers. Notre travail prend appui sur l’habitat traditionnel de Kairouan. Il s’agit d’étudier l’impact des matériaux de revêtements sur l’ambiance thermique des espaces habitables et par conséquent sur la sensation de fraîcheur qui en dérive. Deux volets seront pris en compte tout au long de cette recherche. L’un relatif à la quantification des paramètres d’ambiances intégrant les caractéristiques physiques des matériaux et notamment leur effusivité thermique et l’autre à la qualification  du phénomène en terme de modalités d’usage et  de perception. La double évaluation « ambiantale » qui en émane sera appréhendée suite à la combinaison du savoir technique, de la performance physique et des types d’appropriation et d’occupation de l’espace. Nous nous fixons comme objectif de dégager une référence d’un « objet ambiant » susceptible de produire une sensation de fraîcheur et de bien-être non négligeable.

 

 

2006

 

 

Feiza TRIKI

Comprendre une ambiance : un essai d’exploration phénoménologique de la notion à partir de l’exemple du Djnèn sfaxien 

Mai 2006 (Dir. Jean Pierre Péneau)

 

Ce travail se  propose d’explorer la  possibilité de construire, à partir d’un examen raisonné  du djnên sfaxien et du vécu de ses habitants, une référence architecturale orientée sur la  dimension ambiantale. A cette fin, nous tentons de construire une connaissance scientifique et holiste de l’Ambiance du djnên. La majuscule, attribuée au terme usuel, traduit le choix de concevoir l’Ambiance  comme un identifiant global du lieu djnên. Pour ce faire, nous abordons l’être au monde de ce dernier. A partir de ce positionnement phénoménologique, nous nous inscrivons ensuite dans la mouvance des sciences cognitives et dans les nouveaux impératifs scientifiques correspondants. Ce faisant, nous espérons comprendre l’Ambiance du djnên, dans ses dimensions imprécises, ambiguës et dynamiques.   La méthodologie mise au point pour atteindre ces objectifs, associe la méthode de l’observation participante, la conversation interactionnelle et l’analyse par thèmes ou frames. Dans cette approche, la connaissance de l’Ambiance est une co-construction partagée entre l’habitant du djnên et le (ou les) chercheur(s) ; puisque la démarche appelle une construction transdisciplinaire de cette référence architecturale ambiantale.

 

 


Rym el KAMEL

Quantification et qualification des ambiances lumineuses et visuelles dans un espace public arabo-musulman : Les souks de la médina de Tunis 

Mai 2006 (Dir. Jean Pierre Péneau)

 

Par le biais des ambiances architecturales et urbaines, nous avons essayé de caractériser et d’évaluer la qualité de vie dans les espaces publics arabo-musulmans que sont les souks de la médina de Tunis. Notre travail prend appui sur les approches suivantes : la première concerne l’évaluation de l’impact du dispositif architectural sur la qualité des ambiances lumineuses et visuelles, la deuxième approche porte sur l’appréhension de l’environnement sensible du souk par le mouvement. Quant à la dernière, elle met en valeur la saisie de la dimension intersensorielle des formes perçues dans ces espaces publics. A l’issue des mesures in situ, d’un travail bibliographique sur les principes et méthodes d’évaluation des paramètres physiques des ambiances lumineuses et à travers l’appréciation des pratiques du vécu sensible des passants, nous proposons ce qui pourrait être un moyen d’investigation de ces lieux de références. Dans le but de préparer un travail ultérieur de recherche, nous nous sommes initiés à travers ce mémoire aux méthodes scientifiques et rigoureuses développées par le CRESSON et le CERMA.

 

 

2005

 

 

Alia BEN AYED

Le recours aux éléments architecturaux traditionnels dans l’habitat collectif contemporain. Extériorisation d’un écart 

Mai 2005 (Dir. Jean Pierre Péneau)


Le recours aux décorations de façades de type patrimonial, caractérise l’architecture tunisienne des vingt dernières années. Ce travail concerne l’évaluation de l’impact de ces décorations sur la qualité des ambiances lumineuses, thermiques et sonores à l’intérieur du logement. Notre travail prend appui sur les gannariyyas présentes sur les façades de l’ensemble résidentiel « Le Carrefour » à Tunis, construit au début des années 90. Nous avons cherché à appréhender les conditions d’un traitement scientifique des ambiances générées par la présence de ce dispositif. A l’issue d’un travail bibliographique sur les principes et les méthodes d’évaluation des paramètres physiques de ces ambiances et d’appréciation des modalités du vécu sensible des habitants, nous proposons ce qui pourrait être l’équivalent d’un cahier des charges des investigations à entreprendre. Notre objectif est de prendre la mesure de l’apport des différentes disciplines pour l’architecture, et de nous initier aux méthodes scientifiques et protocoles rigoureux qu’il convient de mettre en œuvre, et ce afin de préparer le travail ultérieur de recherche.

 

 

2004

 

 

Dorra AYARI

Contribution à l'étude de l'ensoleillement du théâtre antique grec 

Mars 2004 (Dir. Jean Pierre Péneau)

 

L’objet de ce mémoire est d’étudier l’orientation et l’ensoleillement du théâtre antique grec et de s’interroger sur les conditions dans lesquelles se trouvaient les spectateurs de l’époque, en regard de ce phénomène. Pour cela, nous avons rassemblé des informations nécessaires à la compréhension de la logique d’implantation de ce type d’édifices par rapport aux sites qui les accueillaient, et tentées de restituer une part des conditions climatiques dans lesquelles avaient lieu les représentations. Appuyée sur un exemple, que nous avons modélisé en vue de simulations préalables d’ensoleillement, cette étude vise à construire une méthodologie d’approche et d’analyse qui pourra servir de base à d’autres recherches, permettant ainsi d’élargir le champ d’investigation sur d’autres théâtres.

Les cinq temps de ce mémoire correspondent en premier lieu à une présentation historique, sociologique, architecturale et urbaine des théâtres antiques grecs. Cette partie est suivie par le choix d’un exemple représentatif parmi ces derniers, qui servira de modèle pour les simulations d’ensoleillement et dont nous explorons, au préalable, l’environnement géographique, climatique, historique et urbain. La modélisation du théâtre choisi, puis, l’application des simulations d’ensoleillement et l’étude des conditions climatiques dans lesquelles se trouvaient les spectateurs, constituent la troisième partie de ce mémoire. Dans la quatrième partie, nous passons à l’interprétation détaillée des résultats dérivant des opérations précédentes de simulation en rapport avec le contexte climatique du théâtre. Enfin, le cinquième volet établit un inventaire des constructions théâtrales identifiées comme étant de type grec et une statistique qui porte sur leurs orientations cardinales et secondaires. La visée de cette étude est de parvenir à identifier la nature de la relation qui se trouve entre le choix de l’orientation du Théâtre Antique Grec, plus précisément, de son ensoleillement et le vécu sensible des spectateurs qui en avaient l’usage.

 

 

2003

 

 

Hind KAROUI

Qualification des ambiances lumineuses à l’intérieur des grandes demeures bourgeoises Husseinites édifiées dans la Médina de Tunis entre 1704 et 1814  

Février 2003 (Dir. Jean Pierre Péneau)

 

Dans ce travail, nous nous sommes intéressée à la variation qualitative des ambiances lumineuses dans les grandes demeures édifiées entre 1704 et 1814 et qui ont appartenu à la khãssa de Tunis. L’étude nécessitant une documentation variée à tendance historico-sociale, a été abordée selon une approche englobant deux aspects complémentaires : l’un descriptif et l’autre interprétatif. Une telle démarche a été envisagée, de façon à pouvoir analyser le phénomène dans sa relation d’interactivité avec, d’un côté l’espace domestique et de l’autre, les usagers. Nous avons tenté ainsi de montrer l’importance des variations lumineuses dans la vie quotidienne des occupants (hommes, femmes, jeunes-filles et enfants), et aussi dans la mise en valeur de la décoration intérieure, signe du prestige et de la richesse de la famille. A ce sujet, nous avons relevé les dénotations fonctionnelles de la lumière naturelle (rendre aisé le déroulement des tâches et activités quotidiennes), ainsi que les connotations symboliques (démarcation de la hiérarchisation sociale et familiale) et spirituelles ou religieuses (conjuration du mal, protection divine…) pour mieux lire l’espace domestique et essayer de le décoder.

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Les environs de Tunis étaient connu au XVIIIe et XIXe siècles par la multitude de maisons de plaisance de la bourgeoisie tunisoise. Notre recherche se propose d’étudier les ambiances lumineuses à l’intérieur de ces résidences secondaires et s’inscrit dans la continuité d’un précédent travail de recherche portant sur les maisons bourgeoises citadines de l’époque husseinite. Notre objectif est de dégager les spécificités de l’espace domestique de plaisance par rapport à son homologue citadin et de l’interpréter en fonction des variations lumineuses internes et en corrélation avec les types d’usage et les exigences socioculturelles de l’époque.

 

La première partie de ce travail tente de définir les maisons de plaisance en s’intéressant à leur typologie et à leurs particularités architecturales et environnementales.

 

La seconde partie est un essai de reconstitution du mode de vie et des usages des habitants pendant la période de villégiature.

 

Des mesures de l’éclairement effectuées in situ dans quelques espaces représentatifs des ces résidences secondaires sont exposées dans la troisième partie. Elles ont servi à établir différentes cartographies illustrant la répartition de l’éclairement à l’intérieur de ces espaces selon différents scénarios d’usage.

 

En conclusion, nous avons démontré qu’en dépit des ressemblances morphologiques apparentes entre les demeures citadines et les maisons de plaisance, ces dernières présentent des « spécificités lumineuses » qui lui sont propres et qui ont influencé  le rituel d’usage  des habitants.